Articles: Concepts et processus

La suradaptation

La suradaptation, c’est l’effacement de soi au profit d’une « conformisation » encouragée par la société et/ou notre entourage.

Jacques Laguirand, auteur d’un livre sur le burn-out, dit ceci: « Il est de plus en plus clair que les névroses modernes qui accompagnent les troubles psychosomatiques sont le fruit de la suradaptation à une société malade« .

En effet, redoublant d’efforts pour nous conformer, le risque de la suradaptation c’est de développer un mal-être, un stress chronique et un système de compensation, signes d’un réel déséquilibre.


Ainsi, pour interroger votre rythme et prendre conscience de vos aspirations profondes, il suffit parfois de s’accorder du temps pour penser, cheminer et réorienter vos projets à l’aide de mots, de créativité et d’un accompagnement bienveillant.

En séance de biblio-dynamie, l’espace de liberté et l’expérimentation des outils bibliothérapeutiques permettent cette démarche : se reconnecter à soi, s’exprimer et se questionner.

N.B : Le psychologue Denis Doucet s’interroge sur ce point : « Souffrons-nous d’une incapacité à nous adapter à notre milieu et aux autres ? Peut-être pas, répond-il. Peut-être que ce qui nous est demandé est absurde. Peut-être que nous sommes captifs d’une logique insensée. Peut-être que nous perdons notre temps à nous ajuster à ce qui nous entoure, alors qu’il vaudrait mieux agir pour changer les choses ».

Approche dynamique & psychothérapie existentielle

J’ai choisi le nom de biblio-dynamie en raison de l’approche « dynamique » de la psychothérapie existentielle enseignée par Irvin Yalom.

Il existe une définition usuelle de « dynamique », dérivé du grec dunamis, doté de force ou de puissance qui évoque également l’énergie et la vitalité ; et une définition technique, fondée sur le modèle freudien de fonctionnement psychique qui conserve l’idée de force.

C’est la définition technique qui a retenu mon attention dès lors que :

« Les forces en conflit au sein d’un individu engendrent les pensées, les émotions et le comportement dudit individu. Ces forces en conflit existent à plusieurs niveaux de conscience et certaines sont entièrement inconscientes ».

En biblio-dynamie, la lecture, l’écriture et les échanges autour de la créativité et de l’introspection font partie intégrante des séances que je vous propose de construire et de réaliser ensemble suivant cette « dynamique ».

La catharsis

La catharsis est une libération émotionnelle.

En psychologie, elle fait référence au processus qui permet de faire une « purge » de nos émotions négatives.

Comment cela fonctionne ?

Ce processus peut survenir lors d’une lecture. En s’identifiant à un personnage ou lorsque les péripéties du récit rencontrent des similitudes avec la propre histoire du lecteur, ce dernier, en se projetant, va faire émerger des émotions refoulées.

Ce processus peut survenir lors d’une lecture. En s’identifiant à un personnage ou lorsque les péripéties du récit rencontrent des similitudes avec la propre histoire du lecteur, ce dernier, en se projetant, va faire émerger des émotions refoulées.

La catharsis est donc un processus qui vise à réveiller des émotions enfouies pour en prendre conscience.

Si la littérature déclenche une réaction psychologique, la bibliothérapie permet, quant à elle, de les exprimer de différentes manières pour:
– les identifier;
– mieux les appréhender.

En biblio-dynamie, mon rôle est de vous mettre en relation avec des textes qui entrent en résonance avec vous et ainsi vous accompagner, via des ateliers et des échanges, vers un mieux-être.

Le langage

Le linguiste Saussure définit le langage comme la faculté générale de s’exprimer au moyen de SIGNES.

  • Le langage caractériserait ainsi toute forme de communication humaine tels que le langage des signes ou le morse.
  • Si le langage est averbal et propre à la dimension sociale, on pourrait évoquer la communication corporelle : les postures, les mimiques du visage, sièges des émotions!

Mais alors, quid des mots ?

Les mots sont utilisés via la parole et l’écriture. Rousseau disait qu’il faut énoncer des mots, des propositions « pour avoir des idées générales ». Les sons, les cris des animaux puis la formulation des mots auraient ainsi formé la pensée générale et donné naissance à la réflexion humaine.

L’utilisation des mots oui mais sans en figer le sens: Selon Nietzsche, les mots peuvent être enfermés dans des significations rigides alors que chaque émotion, chaque évènement est éphémère ou singulier.

En biblio-dynamie toutes les expressions sont encouragées pour donner du sens au "soi" selon les émotions et les événements que vous traversez.